1973, on fabrique, on vend, on se paie. Une histoire de usines LIP

Le Bain collectif

“ Et n’oubliez pas que l’usine reste ouverte à toutes et tous, on sera ravie de vous accueillir autour d’un petit frichti, d’ailleurs le restaurant est ouvert à tout le monde : 5F pour les visiteurs, 3,5F pour les ouvriers ! On espère vous y voir ! ”

Été 1973. Besançon. Aux abords des usines LIP, manufacture horlogère familiale devenue un fleuron français de l’horlogerie et de la mécanique de précision, se dresse une petite guinguette. On s’affaire : agitation, discussions, pancartes, lumignons et boissons pour tout le monde. Ce jour-là, ils sont six collègues ; ouvrières et ouvriers de l’usine, et ils sont en lutte.

Quelques semaines plus tôt, l’affaire LIP éclate quand des ouvriers découvrent un courrier officiel qui annonce un plan de licenciement massif destiné à fermer l’usine. La direction parle des “480 à dégager”.
Depuis, ces 480 s’organisent pour maintenir leur poste. Ils ne faiblissent pas. À mesure que la lutte s’organise, leurs relations se renforcent. Leur fierté aussi. Mus par le sentiment de faire partie de quelque chose de puissant.

Mise en scène : Anouk Darne-Tanguille

Avec : Mathilde Bigan
Raphaël Bocobza
Pauline D’Ozenay
Angelica Tisseyre-Sékiné
Nino Djerbir
Léo Tasserit

Régie lumière : Cécile Gracia

Production : Marion Viquesnel et Joseph Elbaz

Février 2021 – 2nd tour du prix du Théâtre 13, Paris (75)

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